vendredi 18 mars 2016

Agouliz (Vendredi 18 Mars 2016)

En ouvrant les yeux ce matin, Michel se sent mieux, mais une toux s'est installée. Heureusement Danièle a tout prévu dans sa pharmacie, ce sera donc l'affaire de quelques jours.
Après déjeuner, nous nous préparons pour aller en moto faire notre sortie ratée d'hier. Nous allons voir les falaises d'Agouliz à vingt cinq kilomètres à l'Ouest de Tata. La route est belle et facile, il n'y a presque personne.

Chameaux le long de la route
Le temps est superbe, la chaleur est devenue supportable grâce à l'air que nous procure la moto. Les imposantes montagnes plissées nous encadrent, les terrains jonchés de pierres sont désertiques.

Plis dans la montagne
En moto, nous nous sentons libre, nous sommes plus proches de la nature et plus réceptifs à tout ce qui nous entoure. Au kilomètre vingt, nous quittons la route pour prendre une piste qui permet d'accéder au village d'Agouliz, dans une gorge aux immenses falaises. Sur cette piste d'à peu près six kilomètres, nous ne voyons que quelques chèvres affolées par le bruit de la moto, nous doublons aussi un villageois sur son âne. Un peu plus loin, c'est un homme et une femme avec leur âne, on les croirait sortis tout droit d'un tableau représentant Joseph et Marie.

Troupeau de chèvres
Villageois sur son âne
La piste traverse l'oued . . . à sec ! ! !
Puis l'oasis d'Agouliz surgit au milieu de ce paysage aride, encaissé au pied de ces immenses falaises. 

Agouliz au loin

Encaissé dans les falaises
Un oasis est à l'origine une formation végétale spontanée toujours associé à la silhouette chevelue des palmiers dattiers. Ceux-ci peuvent atteindre trente mètres de haut, les feuilles et les palmes vivent 4 à 5 ans avant de se dessécher. Du palmier, tout est utilisé : les palmes servent de combustible, de brise vent, à confectionner des nattes, des meubles et de la vannerie. Le bois des troncs est creusé pour servir de gouttières et de poutres pour les toits. Le vert vif des parcelles de légumes et de céréales cultivés ici en espalier se conjugue à l'ombre bienfaisante des arbres fruitiés et à la présence de l'eau.

L'oasis
Cultures dans la palmeraie
Cultures en espalier
La palmeraie
La montagne qui domine la vallée
Nous nous garons à l'entrée du village, près d'un petit muret face de l'école. Nous pouvons entendre les enfants répéter leur leçon. L'instituteur, intrigué par notre présence, sort et nous fait un signe de la main avec un grand sourire. Les rues du village sont très étroites et toutes plus pentues les unes que les autres.

Arrêt dans le village
Falaises
Nous croisons quelques femmes souriantes elles aussi, nous descendons un chemin, deux enfants nous réclament des bonbons ou des stylos. Pour aller plus loin dans les gorges, il faut marcher pendant une heure, la chaleur est trop forte, en plus il faut porter nos blousons et casques, nous renonçons donc à ce circuit.
Après avoir flâné un moment, nous repartons laissant ce charmant village à sa quiétude. Cette fois-ci nous croisons des chameaux qui nous cèdent nonchalamment la place sur la piste. Nous n'avons vu aucun touriste, ni aucune personne étrangère au village d'Agouliz.

Chameaux . . .
Sur le bord de la piste
De retour à Tata, nous passons par le souk pour acheter fruits et légumes, puis nous rentrons vite au camping, en effet, nous avons laissé Isis dans le camping-car, il faisait vraiment trop chaud pour l'emmener dans son sac.
Ensuite nous communiquons avec notre fils Rodolphe et sa famille. Nous pouvons ainsi encourager notre petite Lisa qui concoure demain pour le championnat départemental de gymnastique.


Kilomètres moto 63 Kms


Température mini 18° maxi 32°

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